À l’heure où nos thermomètres atteignent des records, où la faune et la flore sont chaque jour plus en danger, les attentes des touristes ont changé. Fini le 4×4 pour gravir les sommets et fini le Lille-Perpignan en avion. Le tourisme durable, plus respectueux du patrimoine naturel et culturel, a le vent en poupe.  Cependant, quand on est loin d’être un expert, certains mots qui lui sont propres peuvent paraître barbares. Alors pour parler la langue du tourisme durable avec les touristes qui viennent visiter votre territoire, on vous a concocté un petit lexique 100% éco-responsable. 

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La digital detox : le voyage déconnecté

Nous passons en moyenne 1h42 par jour sur notre portable. 620 heures par an, soit l’équivalent de 26 jours ! 26 jours, c’est le temps qu’il faudrait pour lire À la recherche du temps perdu de Marcel Proust huit fois. C’est aussi un temps qui pourrait être utilisé pour partir à l’aventure. C’est d’ailleurs ce que choisissent de faire de nombreux touristes. À un détail près : on éteint son portable et on profite à 100% de son voyage.

tourisme durable - digitale detox

En plus, déconnecter, cela fait aussi du bien à la planète. Une heure de vidéo en streaming consomme autant d’électricité qu’un frigo pendant un an. Alors que vous soyez un adepte du voyage en toute tranquillité ou de Proust, mieux vaut éteindre son téléphone. 

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Le gourmet bag : rien ne se perd, tout se garde

La France gaspille 10 millions de tonnes de produits alimentaires par an. D’ailleurs, selon un sondage réalisé par l’Agence de la transition écologique, 57% des personnes ne finissent pas leur assiette au restaurant. Il faut dire que contrairement aux Américains, les Français restent très peu adeptes du doggy bag. Ramener son magret de canard à la maison, ce n’est pas encore dans les moeurs. Pourquoi cela ? Il y a la peur de paraître insultant devant le chef, de déranger les équipes ou même de paraître avare. Cependant, les choses changent !

gourmet bag - tourisme durable

La loi Agriculture et Alimentation d’octobre 2018, rend le doggy bag ou plutôt le « gourmet bag » à la française obligatoire d’ici le 1er juillet 2021. Alors la prochaine fois que vous calez devant votre assiette au restaurant, ne culpabilisez pas et prenez l’initiative de demander  un « gourmet bag ». Le plat aura quand même meilleur goût chez vous qu’à la poubelle. 

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Le SlowUp : chacun fait c’qui lui plaît, quand ça lui plaît 

Chacun son rythme pour faire le tour du territoire à condition de laisser la voiture au garage. C’est le principe du SlowUp. Importé de Suisse, ce concept met en avant les mobilités douces (vélo, marche à pied, roller, poussette… tout est permis !) mais aussi la gastronomie et les savoirs faire d’un territoire.

slow-up_tourisme durable

En Bourgogne-Franche-Comté, c’est à pied ou en canoë que l’on découvre la vallée de l’Ognon. En Alsace, on déguste les vins de la région et on remonte sur son vélo direction la Lorraine. Attention, pour rester en selle mieux vaut boire avec modération.

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Le greenwashing : un peu de vert par ci, un peu de vert par là

C’est une stratégie, souvent de marketing ou de communication, utilisée en entreprise pour se créer une image éco responsable auprès du grand public, alors que la réalité est tout autre. C’est par exemple une marque qui se dit “naturelle” ou “verte” alors qu’aucun label reconnu n’est présent sur la boîte de ses produits. C’est une compagnie pétrolière qui utiliserait des photos d’animaux à outrance. Bref, le durable est un vrai investissement, que l’on soit territoire, hébergement, transport, le coup de pinceau vert ne suffit pas, sinon gare au bad buzz.  

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La compensation carbone : tout est une question d’équilibre

Le transport aérien émet 1 500 fois plus de dioxyde de carbone que le transport ferroviaire. Or, ce même dioxyde de carbone est le principal responsable du réchauffement de l’atmosphère. Alors, avant de culpabiliser et se dire qu’il faut complètement arrêter de prendre l’avion, on peut d’abord se demander comment réduire l’impact de ses trajets. La compensation carbone est une des solutions. Comment ça marche ? Pour une tonne de CO2 émise quelque part, une tonne de CO2 doit être compensée ailleurs. La compensation doit toujours restée équivalente aux émissions.

compensation carbone_tourisme durable

Par exemple, compenser la construction d’une centrale à charbon par une forêt qui sera défrichée 40 ans plus tard, ce n’est pas de la compensation. On compense certes, mais on compense bien !


Vous voulez en savoir plus ? Ça tombe bien, Artips et la région Bourgogne-Franche-Comté ont co-créé un parcours de micro-learning sur le tourisme durable pour accompagner les professionnels qui souhaitent se lancer dans le durable et leur transmettre les bonnes pratiques.