Comme promis, voici la suite des idées économiques qui nous remontent le moral en ce temps de confinement ! Si vous n’avez pas lu (ou un peu oublié) les 5 premières, vous pouvez les retrouver juste ici 😉

#6 On peut être rivaux et amis.

John et Friedrich avaient tout pour se détester. Friedrich croyait aux seules forces du marché, John préconisait l’action de l’État. John officiait à Cambridge, Friedrich enseignait à Londres. Quand l’un publiait un livre, l’autre tentait de le démolir dans un autre.

Et pourtant, John Keynes et Friedrich Hayek, sans doute les économistes les plus influents du XXe siècle, s’écrivaient des lettres, partageaient l’amour des vieux bouquins et s’estimaient mutuellement. Et quand Hayek doit fuir Londres bombardée, c’est Keynes qui trouve un logement à son meilleur ennemi !

Aujourd’hui, on peut retrouver ce duo mythique et ses théories dans une mémorable battle de rap, interprétée… en toute amitié.

capture d’écran du clip vidéo YouTube Fear the Boom and Bust

#7 L’économie, c’est tout bête !

Observer la nature, c’est un peu la base en sciences, et l’économie n’échappe pas à la règle : certains théoriciens prennent un malin plaisir à utiliser les animaux pour faire passer leurs idées.

C’est le cas par exemple du philosophe Bertrand Russell : il nous explique que, comme les dindes, nous raisonnons avec un « biais d’induction ». Et le professeur Nassim Taleb ajoute que c’est ça qui nous empêche d’anticiper des situations inattendues… comme une rencontre avec un cygne noir. « La dinde et le cygne », voilà qui pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine version éco !  

« Le coyote et le coucou » pourrait en être une autre : les deux héros d’un dessin-animé célèbre ont permis à l’économiste Paul Krugman d’illustrer la théorie du « moment Minsky », ou quand les investisseurs tardent à réagir alors que le sol se dérobe sous leurs pattes !

#8 Les pirates sont de chouettes types.

Les « frères de la côte » (comme les pirates aimaient à s’appeler entre eux) ont toujours fasciné les romanciers, les cinéastes… mais aussi les économistes ! La raison ? Leur comportement apparemment anarchique obéit en fait à des règles bien précises, et illustre à merveille certaines théories économiques. Ainsi hisser le pavillon noir est une action on ne peut plus réfléchie !

George S. Harris & Sons, Samuel Bellamy, épave du Whydah, vers 1888, Metropolitan Museum of Art, New York, photo : Pharos

#9 Le beau se vend bien.

Dans un monde de consommation de masse, on se dit souvent que le bas de gamme et le laid s’imposent partout. Ce n’est pas tout à fait vrai. Des entrepreneurs, des artisans ou des créateurs se battent pour montrer que la qualité paie. Ou plutôt, comme disait l’incontournable designer Raymond Loewy, pour prouver que « la laideur se vend mal ».  

Steve Jobs, fondateur d’Apple, l’a bien compris. Il a même poussé le bouchon jusqu’à mettre de beaux caractères d’imprimerie à l’intérieur de nos ordinateurs avec les « polices de caractère ». Un petit plus qui rend nos écrits plus… beaux ?

#10 La vérité est dans les contes (et les jeux).

L’ économie, on en trouve dans les livres d’économie… Mais pas que ! Certains auteurs et autrices font de l’économie ou de la sociologie sans en avoir l’air. Par exemple, savez-vous :

Eh oui, l’économie est aussi faite, bien souvent, de belles histoires…

Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, Les Bons Enfants, 1862, dans Contes et images, 1935, illustré par Marie-Madeleine Franc-Nohain, Bibliothèque nationale de France, Paris

Voilà, nous espérons que ces idées positives vous ont appris des choses en vous faisant passer un bon moment. Si vous voulez jouer les prolongations, abonnez-vous gratuitement à la newsletter Économitips, ainsi qu’aux autres newsletters de culture générale Artips, Sciencetips et Musiktips.

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