Automatisation, informatisation, algorithmes, intelligence artificielle… Il n’y a pas à dire, le monde professionnel d’aujourd’hui a bien changé. La robotisation a mis à mal certaines pratiques et a bouleversé les métiers… voire même en a supprimé ! Les travailleurs et entreprises évoluent dans un environnement beaucoup plus incertain et imprévisible et il n’est pas rare de voir émerger une peur face aux transformations technologiques

« De toute façon, dans 10 ans, on sera tous remplacés par des robots »

“Une machine peut faire le même boulot que moi deux fois plus vite !”

“Je ne sais pas comment mettre mon efficacité en avant face à l’automatisation des process”

 

Si la robotisation implique une modification des métiers, elle implique aussi une modification des compétences. Ironie du sort, après la transformation des hommes en machine avec le taylorisme, puis des machines en hommes avec l’intelligence artificielle, tout ce qui différencie l’humain du robot est aujourd’hui mis en valeur. Mesdames et messieurs, place aux soft skills – souvent traduites, ça tombe bien, par “compétences humaines”. 

Communication, aisance relationnelle, créativité, confiance en soi… La prédominance de ces soft skills se renforce de plus en plus. Les savoir-être prennent le pas sur les compétences techniques qui, elles, peuvent être rendues obsolètes par la robotisation ou la transformation digitale. Néanmoins, ces soft skills, on ne les sort pas de son chapeau. Elles se travaillent ! 

 

La meilleure façon de les aiguiser ? La culture générale ! 

Fenêtre sur soi, sur l’autre et sur le monde, la culture générale est aujourd’hui un des leviers de performance et de différenciation les plus importants. Après tout, un robot peut tout à fait emmagasiner une quantité incroyable d’informations sur l’art ou appliquer toutes les règles informatiques. En revanche, il se trouve démuni quand il s’agit de prendre les chemins de traverse. La robotisation et l’automatisation s’arrêtent aux portes de la créativité, de l’inventivité et de l’audace – autant de compétences qui trouvent leurs sources dans la culture générale. Et qui ne peuvent être déléguées à nos amis numériques ! 

La culture générale des humains les distinguent des robots

Ce n’est pas un hasard si ces aptitudes sont devenues essentielles aux yeux des entreprises. Développer sa culture générale, c’est développer ses soft skills et donc son employabilité et ses chances de réussite. Le capital humain est la star des recruteurs – investissez dessus ! Les compétences humaines sont des talents encore trop ignorés. Les CV listent les diplômes. Les profils LinkedIn décrivent les expériences techniques. Et l’intelligence émotionnelle, la gestion du stress, la persuasion ou l’empathie passent à la trappe… à tort ! Au contraire, mettez en avant votre capacité à résoudre des problèmes sans vous faire de cheveux blancs. Vantez-vous de votre aptitude à trouver de la motivation, quelque soit le sujet. Valorisez votre super-pouvoir de visualisation.

 

Face à la robotisation, la culture générale doit être mise en avant ! 

La culture générale, différence entre les humains et les robots

D’un côté, les écoles accompagnent de plus en plus leurs étudiants dans le développement de leurs soft skills. Travaux en groupe, prise de parole en public, rattrapage culturel… Autant d’éléments qui permettent de répondre aux attentes des recruteurs. De l’autre, les entreprises portent une attention particulière aux compétences comportementales de leurs collaborateurs, présents ou futurs. Moins de gestion de carrières à court terme et plus de formation des professionnels de demain, voilà leur nouvelle mission !  Employabilité, adaptabilité, engagement et marque-employeur : les soft skills présentent un intérêt pour l’entreprise comme pour le collaborateur. 

 

En d’autres termes, il est temps de se concentrer sur le développement personnel et la culture générale plutôt que sur la future invasion de robots !