« J’insisterais sur le fait que la culture générale est d’abord une ouverture à la diversité du monde et que, dans les entreprises multipolaires, plurinationales, globales, elle est indispensable à la conduite et au fonctionnement des organisations. »

Denis Kessler, économiste et dirigeant d’entreprise

Inutile de vous refaire vos cours de géographie : le monde est devenu hyper-connecté. La mondialisation de l’économie et la digitalisation accrue des activités ont causé de très fortes mutations. Et, avec elles, a émergé la question de l’interculturel en entreprise. 

Il est de moins en moins rare de voir se côtoyer, au sein d’une même équipe, de nombreuses cultures différentes. Cette diversité est on ne peut plus bénéfique pour l’entreprise ! Perspectives nouvelles, multiples potentiels, avantages de compétitivité… Mais encore faut-il que ça marche ! Eh oui, il n’est pas toujours facile de gérer l’interculturel en entreprise. Des talents internationaux qui intègrent un environnement étranger. Des négociations avec les équipes d’un autre pays. Un projet d’implantation ailleurs. Ou bien une commercialisation de produits à l’international. Autant de situations dans lesquelles les défis de l’interculturel montrent leur nez. 

 

 

C’est que le choc des cultures peut être extrêmement violent !

Un collaborateur italien ne répondra pas de la même façon à la hiérarchie qu’un collaborateur allemand. Un manager japonais passera du temps à préparer une réunion tandis que son interlocuteur américain aura tendance à improviser. Sans parler des codes de politesse ou des thématiques religieuses… Les opportunités de faire une gaffe, voire même de ruiner une collaboration, sont nombreuses ! 

Et, il faut l’avouer, les enjeux interculturels sont souvent mal adressés. Les entreprises mettent en place des activités de team building au coût exorbitant ou forment rapidement leurs managers à la diversité dans les équipes. Mais tout cela n’est pas des plus efficaces et, surtout, ne répond qu’à la partie émergée de l’iceberg. Ces initiatives tentent de résoudre les conflits au lieu de comprendre d’où ils viennent. Or, c’est justement cette méconnaissance qui est à l’origine des tensions… Nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez !

 

Alors comment faire pour optimiser les activités et les équipes internationales en entreprise ? Ce n’est pas sorcier : il faut reconnaître, comprendre et s’adapter aux différentes cultures. 

 

Et, pour cela, votre meilleure amie est la culture générale. 

En stimulant une pensée plus globale, la culture générale permet de mieux saisir les schémas éloignés des nôtres. De l’Egypte antique au jazz, en passant par la culture chinoise, la gastronomie française ou l’art américain… Ce sont ces sujets qui font la différence. À travers la culture générale, on apprend les traits des civilisations, l’histoire des religions, les comportements sociaux… Avec ces clés, s’adapter aux spécificités culturelles de son client ou de son actionnaire étranger devient beaucoup plus simple ! Et réussir son lancement de produit, sa collaboration ou son exportation, aussi. 

La culture générale pour éviter les gaffes!

 

Plus question de confondre le personnage Naruto avec l’empereur Naruhito devant un client japonais outré. Finis les longs discours sur la différence entre les Saint- Émilion et les Côtes-du-Rhône devant une équipe argentine interloquée. Booster la culture générale des collaborateurs, c’est ouvrir la porte sur des développements internationaux fructueux et donc sur une activité mondialisée qui à la pêche !