Aujourd’hui encore la Révolution française est dans tous les imaginaires. Cours d’histoire, jeux vidéo ou films, impossible d’y échapper ! On la retrouve même dans nos porte-monnaie, grâce aux pièces de 1 et 2 euros : le dessin au revers représente l’arbre de la liberté, que l’on plantait dans les villes et les villages après 1789.

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Jean-Baptiste Lesueur, Plantation d’un arbre de la Liberté, vers 1790-1791, dessin, Musée Carnavalet Histoire de Paris | Pièce de 1 euro, dessin de Joaquin Jimenez, 1999

Mais cette “Grande Révolution”, comme on l’appelle à l’époque, n’a pas eu qu’un héritage symbolique. Certaines de ses créations existent toujours, à l’image de La Marseillaise ou de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (citée en préambule de notre Constitution, tout de même !).

Alors en route, citoyennes et citoyens : déposez vos armes et découvrez comment un événement vieux de plus de deux siècles continue à influencer notre quotidien…

Les départements

Avant la Révolution, la carte du royaume de France est un vrai casse-tête : le pays est morcelé en différents territoires qui se chevauchent. Découpages militaires, religieux, judiciaires et fiscaux ne coïncident pas !

La Révolution envoie aux oubliettes ce puzzle infernal et crée à la place les départements, entre décembre 1789 et janvier 1790. Voici désormais la France quadrillée en carrés de tailles à peu près égales, numérotés de 1 à 83.

Pourquoi de si petites divisions ? Tout simplement pour que chacun puisse se rendre en moins d’une journée de cheval dans son chef-lieu, où sont regroupées les administrations !

Une subdivision à laquelle les Français sont toujours attachés – les dernières réformes territoriales n’ont pas osé toucher aux départements…

Le système métrique

L’effort de la Révolution pour unifier la France ne s’arrête pas là. Car avant 1789, chaque région avait ses propres unités de mesure. Alors, plutôt perche, toise, pied, aune, pouce, livre ou once ? Franchement pas pratique pour le commerce…

Pour mettre fin à ce chaos, le système métrique décimal est adopté en août 1793. Désormais, on doit parler en mètre, gravet (puis gramme) et cade (puis mètre cube). Même s’il faudra un peu de temps pour que ça s’impose sur tout le territoire.

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L. Labrousse et J. P. Delion, Usage des nouvelles mesures, 1800, estampe, Musée Carnavalet Histoire de Paris

D’ailleurs les quiproquos persistent encore avec les pays étrangers qui ont leur propre système de mesure. Pour éviter les erreurs, mieux vaut faire appel au système métrique international !

Les grandes écoles

La jeune Révolution a besoin de ses propres ingénieurs et professeurs dans les années 1790. Et pour cela, il faut de grandes écoles pour les former au mieux. Naissent alors les futures École polytechnique (que Napoléon dotera ensuite d’un statut militaire) et École normale supérieure en 1794.

D’ailleurs, les Révolutionnaires votent aussi pour la fondation d’une école primaire laïque, gratuite et obligatoire… même si dans les faits, ce n’est pas pour tout de suite !

Les musées nationaux et régionaux

Avant 1789, la royauté a une ambition : ouvrir un musée dans le palais du Louvre à Paris. Faute de temps, c’est la Révolution qui mènera à bien ce projet en 1793. Son but ? Que tout le monde puisse avoir accès aux œuvres pour découvrir l’art et s’instruire.

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Hubert Robert, La Grande Galerie du Louvre, entre 1794 et 1796, Musée du Louvre, photo © RMN-Grand Palais / Stéphane Maréchalle

Les révolutionnaires ne s’arrêtent d’ailleurs pas là, car ils fondent le Muséum national d’histoire naturelle et le Conservatoire national des arts et métiers à Paris, mais aussi des musées des beaux-arts à Reims, Arras, Orléans ou Grenoble. Autant d’institutions qui existent toujours aujourd’hui !

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