Comment parler de la santé sans en effrayer certains ? Comment partager ce domaine qui vous anime tant avec ceux qui le trouvent barbant ? Certains voient le monde de la santé comme une secte réservée aux initiés ou aux étudiants en médecine. Pourtant, le secteur de la santé recèle d’histoires passionnantes accessibles à tous.
Alors chez Artips nous sommes partis à la recherche des anecdotes les plus croustillantes de l’Histoire de la médecine. Pas besoin d’ordonnance, toutes nos histoires sont disponibles sans prescription :  

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Vous ne passerez pas !” 

3000 ans av. J.-C. en Égypte. Une jeune Égyptienne est bien décidée à ne pas avoir d’autres enfants. La famine ravage le pays et elle a déjà suffisamment de bouches à nourrir. Elle décide alors de se rendre chez son médecin. Il lui donne plusieurs suppositoires vaginaux faits à base de pâte de levain et d’excréments séchés de crocodile. 

Anecdotes médecine

Dans d’autres régions du monde on préfère les infusions aux suppositoires. Concoctées à partir de jaunes d’oeuf, de bave de chameau ou de mercure, il y en a pour tous les goûts !
Si aujourd’hui de nombreux écrits prouvent l’existence de ces moyens de contraception, pour ce qui est de leur efficacité, on cherche encore… 

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Un problème ? Une saignée 

En France au XVIIème siècle. Charles Bouvard le médecin officiel de Louis XIII ne jure que par la saignée. Pour lui, il n’y a point de remède plus efficace. Pourtant, depuis maintenant un siècle, la pratique est de plus en plus critiquée. C’est que son usage devient très excessif. Un rhume ? Une saignée. Une angine ? Une saignée. Toute maladie devient sujette à la pratique. Et pas d’inégalités ! Toutes les couches de la société y recourent. Les ouvriers le dimanche, le clergé trois à quatre fois par an et la noblesse Médecin anecdotes santéquasi quotidiennement.

Heureusement les avancées scientifiques de la fin du XVIIème siècle éclairent le public sur les dangers et l’inefficacité des saignées. Louis XIII en aura fait la douloureuse expérience après… 33 saignées en 6 semaines.

 

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Gestes barrières

1619. La peste fait des ravages dans les grandes villes françaises. Les médecins doivent prendre des précautions. Pendant leurs consultations, ils allument de grands feux et se lavent régulièrement les mains avec du vinaigre blanc. Ils n’oublient pas non plus de porter un masque ! Ils n’ont cependant rien à voir avec ceux que nous connaissons. Le masque recouvre toute la tête et descend jusqu’aux épaules. Mais le plus surprenant est ce bec d’oiseau à la place du nez. Rien à voir avec le corbeau de La Fontaine. Les médecins ne sortaient jamais sans y placer au préalable une éponge imbibée de vinaigre blanc et d’absinthe. Le mélange aurait la vertue de “détourner la malignité de l’air”.

Souris anecdotes santé

Les médecins ont été moins touchés par la peste que le reste de la population. Mais sûrement pas grâce à leurs éponges miracles. C’est plutôt à leurs longs et épais habits qu’ils auraient dû dire merci !

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Avoir la bosse 

Vienne au XVIIIème siècle. Le médecin Franz Joseph Gall constate que parmi ses élèves ceux qui ont les yeux les plus saillants sont dotés d’une meilleure mémoire que les autres. Il fait alors l’hypothèse que les facultés mentales seraient liées aux traits physionomiques et plus spécifiquement à la forme du crâne. Le savant se met donc à en étudier des centaines !

Cerveau anecdotes santé

Après de nombreuses observations, il arrive à la conclusion que les zones les plus actives du crâne créent des bosses. Par exemple, à force de stimuler une zone précise de son crâne le mathématicien attrape la bosse des maths !
Parmi la quarantaine de bosses que JFG isole, on trouve notamment celle de l’amour du foyer conjugal, du talent poétique ou de l’esprit de calembour. À chacun sa bosse. 

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Des petits trous, toujours des petits trous 

1949. Le chirurgien Antonio Egas Moniz reçoit le prix Nobel de médecine pour une technique qu’il vient de mettre au point : la lobotomie. Il s’agit d’une opération chirurgicale qui consiste à détruire une portion du cerveau. Le chirurgien est persuadé que de nombreuses pathologies mentales comme la dépression ou la schizophrénie, sont liées à un trop grand nombre de connexions dans certaines zones spécifiques du cerveau, comme celle responsable des émotions. 

Si cette pratique nous paraît aujourd’hui inhumaine, elle était pratiquée avec l’objectif de traiter les maladies mentales pour lesquels aucun traitement n’était alors disponible.
C’est le chirurgien Walter Freeman qui va promouvoir la procédure dans le monde entier. Au total, il réalise 3500 lobotomies. La majorité d’entre elles sur des femmes, parfois amenées… par leur mari !

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Un sujet aride à partager au grand public ou à vos collaborateurs ? Ça tombe bien, Artips accompagne les entreprises et les institutions à faire passer à l’échelle des messages complexes. Vous le savez peut-être, nous avons co-créé un parcours avec le Ministère la Santé pour expliquer l’hypothyroïdie au grand public.  À votre tour, lancez-vous !