« On ne va pas lui filer une promotion à celle-là , elle va nous pondre trois gosses… »

« Allez bobonne, à la vaisselle ! »

« Les femmes sont plus douées pour choisir les couleurs. »

« Sors ton plus beau décolleté pour la réunion. »

Ces petites phrases, on les a tous entendues en entreprise. Certaines relèvent de la discrimination ou du harcèlement moral voire sexuel, et peuvent être punies. Mais que faire pour les autres, plus insidieuses, qui ne rentrent dans aucune de ces cases ?

Balancées au détour d’un couloir et considérées comme moins graves, ces remarques continuent d’alourdir le quotidien des femmes au travail, et parfois anéantissent toute leur motivation. C’est ce qu’on appelle le « sexisme ordinaire ». Et les femmes, tout comme les départements des ressources humaines, restent bien démunies face à ce fléau.

D’ailleurs, ce problème touche également les hommes même si c’est à la marge : qui n’a jamais entendu quelqu’un se moquer gentiment d’un papa qui « préfère travailler moins pour torcher ses gosses les mercredis » ?

Alors comment faire pour se débarrasser du sexisme ordinaire ? Malheureusement, il n’existe pas de recette miracle et ce phénomène ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Le mouvement « Me too » et les engagements de nombreux chefs d’entreprises lors du 8 mars permettent une prise de conscience à grande ampleur, mais ne sont pas pour autant capable de changer les comportements au quotidien.

Mais ne perdons pas espoir, plusieurs ingrédients ont déjà été identifiés par des grandes entreprises. En les déployant tous ensemble, on peut faire reculer le sexisme ordinaire !

Ingrédient 1 : La culture d’entreprise

On ne le dira jamais assez, les messages du PDG doivent afficher une tolérance zéro pour le sexisme. Il faut que les femmes sachent qu’elles sont soutenues et que le sexisme n’a pas sa place au bureau.

Ingrédient 2 : L’exemplarité des managers

Un engagement du chef d’entreprise n’a pas d’impact s’il ne se traduit pas dans les pratiques managériales. Un directeur qui couvre, excuse, ou oublie de rabrouer un collaborateur sexiste, et voilà tous les efforts du PDG réduits à néant. Au contraire, les managers ne doivent rien laisser passer et le faire savoir en public !

Ingrédient 3 : La mixité

C’est prouvé depuis longtemps en sciences sociales, les groupes de travail mixtes sont plus performants. Et surtout… moins sexistes ! Une femme seule au milieu d’un groupe d’hommes (ou l’inverse !) se sentira toujours moins soutenue et plus intimidée face à une remarque sexiste.

Ingrédient 4 : La sensibilisation de TOUS les employés

Ateliers pour échanger, e-learning, affiches, toolkit pour les managers, règlement intérieur… Il existe de nombreux dispositifs à déployer pour toucher tout le monde au sein de l’entreprise.

Mais en attendant que ces 4 ingrédients soient réunis et aient fait disparaître le sexisme ordinaire du bureau, comment aider les victimes ? En les armant pour mieux faire face ! Ce n’est pas si simple, car il existe plusieurs problèmes :

  1. Les victimes n’osent pas nécessairement se signaler comme telles, en parler autour d’elles et demander de l’aide, de peur du regard des autres.
  2. On ne sait pas toujours ce qui relève du harcèlement, du sexisme ordinaire ou autre, et on ne sait pas si c’est « vraiment grave ».
  3. On ne se sait jamais s’il vaut mieux répondre à une remarque sexiste (avec toutes les conséquences et les étiquettes qui vont nous coller à la peau) ou bien laisser couler.
  4. De nombreux hommes veulent aider face au sexisme mais n’ont aucune idée de comment intervenir sans être blessant ou « à côté de la plaque ».

Ayant bien en tête toutes ces questions, Artips est allé rencontrer des coachs spécialisées et a conçu un parcours original en micro-learning pour lutter contre le sexisme ordinaire.

Icon AlertLes victimes n’osent pas se signaler ou demander de l’aideCe parcours est proposé à tous les employés, directement disponible sur mobile : plus besoin de se signaler, c'est pratique et décomplexant
icon mesureIl est difficile d’évaluer la gravité de la situation sexisteLe parcours propose de nombreuses mises en situation ainsi que des outils d'analyse
icon reactUne victime ne sait jamais comment réagirLe parcours propose des réponses et des postures pragmatiques adaptées à chaque situation
icon helpJe suis un homme et je ne sais pas comment aiderLe parcours ne s’adresse pas qu’aux victimes mais aussi à ceux qui pourraient recueillir des témoignages. D’ailleurs, chez un de nos clients, c’est un homme qui a fini en premier le parcours !

Bref, face au sexisme ordinaire au travail, il existe de nombreuses solutions mais elles doivent s’ancrer dans du temps long pour être efficaces !

En savoir plus sur les cas d’utilisation du parcours « Lutter contre le sexisme ordinaire » d’Artips :