Les articles sur le microlearning ne manquent pas – tout le monde se prétend expert de ces modules pédagogiques courts et accessibles qui font la une. Format, avantages, mise en place, avenir révolutionnaire… les descriptions disponibles sont multiples mais aussi sens dessus dessous ! Les véritables caractéristiques du microlearning sont parfois perdues au milieu de toutes les innovations digitales. Il est temps de remettre les points sur les i. 

Le microlearning : mythes et idées reçues

Le microlearning n’est pas … 

 

… une idée entièrement nouvelle 

La version théorisée et digitale que nous connaissons aujourd’hui est effectivement née il y a quelques années mais l’idée qui la sous-tend remonte à plus de 100 ans !

En 1885, le psychologiste allemand Hermann Ebbinghaus découvrait les mystères de notre très courte mémoire. Il conseillait alors déjà de consommer des connaissances courtes et répétées pour maximiser la rétention d’informations et répondre à la courbe de l’oubli. Le microlearning ne souffle donc pas ses premières bougies ! 

 

… un simple fractionnement des connaissances 

Construire un microlearning ne signifie pas simplement découper un ensemble de connaissances en plus petits morceaux. Une fragmentation arbitraire n’aura non seulement aucune logique pédagogique, mais risque même de décourager l’apprenant. Chaque élément doit être pensé en tant que tel et viser un objectif d’apprentissage précis. La caractéristique essentielle de cette pédagogie n’est pas la durée mais la concentration – concentration des connaissances et concentration de l’apprenant. Tout ce qui est court et découpé n’est pas du microlearning !

 

… une simplification excessive 

Dire de façon fragmentée ne signifie pas dire moins, mais de manière plus distribuée et plus fine. Le microlearning n’est pas une version simplificatrice d’une formation plus longue, plus complète ou plus véridique. L’apprenant reçoit des connaissances à petites doses mais, si la pédagogie est bien construite, cela ne change en rien le niveau d’expertise ou de compréhension des contenus. Microlearning ne veut pas dire microrésultats !

 

… nécessairement une vidéo

Si la consommation de vidéo représente la majorité du trafic en ligne, rien ne prouve qu’il s’agit de la pédagogie la plus efficace. Le microlearning peut se présenter sous forme de vidéos, ou en inclure, mais n’est pas restreint à celles-ci. Il existe une multiplicité de formats : podcasts, animations, parcours en ligne, articles, infographies, jeux… L’important est de choisir la combinaison la plus adaptée aux messages ! 

 

… un remplacement des formes traditionnelles de formation

Le microlearning se distingue du présentiel mais il n’a pas nécessairement pour but de remplacer les formations traditionnelles. Il a plutôt tendance à les compléter ou à offrir une nouvelle perspective, plus innovante et plus adaptée. Cette pédagogie peut être utilisée pour une infinité de sujets mais elle n’est qu’un élément d’une boîte à outils dans laquelle il s’agit de piocher, en fonction du contexte.

 

… une solution facile et fourre-tout 

L'expertise du microlearning

C’est, aujourd’hui, devenu assez simple de créer un microlearning… en théorie ! La pédagogie n’est pas générique et une construction efficace est plus difficile qu’elle n’en a l’air. Il s’agit de comprendre, de façon fine, les comportements et les attentes des apprenants pour conserver leur attention et leur engagement dans la formation. Si les possibilités du microlearning sont infinies, elles relèvent d’une véritable expertise !


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