“La culture générale, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale”, dit le fameux dicton. Certes… mais pas toujours ! Le manque de culture générale peut être un élément extrêmement complexant, notamment en entreprise où les soft skills sont parfois plus importantes que les hard skills. Dans certains cas, les collaborateurs, non seulement n’étalent pas leur maigres connaissances, mais en plus se voient défavorisés à cause de ce “retard”. 

Une corde à l’arc de l’entreprise 

Au-delà des connaissances acquises, la culture générale constitue surtout une capacité à lier ces connaissances entre elles pour interpréter le monde et s’ouvrir à une forme d’altérité. Et c’est d’autant plus important en entreprise ! Les collaborateurs ont tendance à se focaliser sur leur activité et les missions qu’on leur assigne. Or, il est essentiel de pouvoir penser au-delà des enjeux immédiats de son métier. La culture générale devient alors une grille de lecture qui leur sert de base pour parvenir à une compréhension plus fine de sujets et d’environnements complexes. 

La culture générale favorise les collaborateurs cultivés

Les collaborateurs “cultivés” peuvent diversifier leurs regards sur le monde, utiliser de multiples références et envisager les choses sous un angle nouveau. En conséquence ? Une meilleure efficacité, un esprit d’innovation renforcé et une capacité à penser le changement !

Tous ces éléments sont exacerbés lorsque l’on parle de secteurs dans lesquels les qualités relationnelles, le discernement, l’autonomie ou même le charisme font la différence. Responsables de vente, dirigeants d’entreprise, managers… Pas question de bouder la culture générale si l’on veut réussir à y asseoir son leadership

Preuve à l’appui, la majorité des Français estiment que la culture générale est primordiale pour mieux comprendre le monde et réussir sa vie professionnelle. 

 

Un plafond de verre insidieux

Le problème dans tout ça ? Tout le monde ne possède pas cette fameuse culture générale. L’acquisition d’un capital culturel, reconnu par notre société, est fortement liée au milieu social, à l’éducation, au lieu de vie… Être cultivé, ce n’est pas si facile que ça ! 

On voit alors apparaître, au sein des entreprises, des discriminations insidieuses. D’un côté, ceux qui brillent en société et savent utiliser leurs connaissances au moment opportun pour se valoriser ou valoriser l’entreprise. De l’autre, ceux qui possèdent des lacunes en culture générale et qui, de plus en plus complexés, ne parviennent pas à saisir les opportunités. Résultat ? Ils peinent à sortir du lot et ne grimpent pas les échelons, malgré leur potentiel.

Et si vous ne saviez pas qui était Napoléon ?

Pour ces derniers, se tromper de référence culturelle en réunion finit par être plus qu’une gaffe embarrassante. Cela devient un facteur susceptible de freiner leur carrière et de les décrédibiliser en entreprise – surtout dans un monde où les enjeux de communication sont aussi importants ! Affirmez sans hésitation que Kurozawa est une marque automobile et vous ne signez pas un client important. Faites une référence à Napoléon, cette grande figure du Moyen- Âge, et vous passez à côté d’une promotion. 

Si le bagage culturel relève de ce qu’on appelle les compétences “invisibles”, les discriminations qu’il entraîne, elles, ne le sont pas. 

 

Une aide à la conquête 

Selon si on la possède ou pas, la culture générale peut donc être un plafond de verre ou une opportunité d’ascension professionnelle… Et les entreprises doivent en être conscientes ! Le rattrapage culturel est souvent vu – à tort – comme une démarche uniquement personnelle dont l’entreprise ne doit pas s’occuper. Le réflexe est plutôt de valoriser les compétences concrètes et immédiatement mesurables. Grosse erreur ! C’est justement dans le milieu professionnel que les discriminations les plus fortes peuvent se faire sentir. C’est donc aussi le rôle de l’entreprise de briser le tabou autour du capital culturel – et d’en briser le plafond tant qu’elle y est. 

Briser le plafond du capital culturel

Attention, néanmoins ! Le but n’est pas de complexer encore plus les collaborateurs en les inscrivant de force à un rattrapage culturel. Au contraire, il s’agit d’intégrer ce rattrapage dans une démarche globale de développement des compétences.

Après tout, comme le dit André Malraux, “la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert” – une citation à utiliser à la prochaine réunion, bien sûr ! 


Artips propose aux écoles, aux entreprises et aux institutions des cours de culture générale en ligne pour accompagner étudiants et collaborateurs dans leur rattrapage culturel.