Le principe des Massive Open Online Courses, ou MOOCs pour les intimes, est plus que séduisant sur papier. Un ensemble de cours produits par de grandes universités, à suivre en vidéo selon un calendrier précis et gratuitement ? Le rêve ! Et pourtant, le taux de complétion de ces cours ne dépasse généralement pas les 5 à 10% et la pédagogie est loin d’être parfaite. Et si les MOOCs faisaient effectivement pschitt, comme l’écrit Le Monde ? Faisons-en l’expérience… 

MOOC trop contraignants

Lundi, 16h27. Magalie s’installe à contre-cœur devant son ordinateur pour débuter son cours en ligne. Elle a beaucoup de choses à faire en ce début de semaine mais elle ne doit pas rater sa nouvelle leçon. Pour elle, le calendrier imposé du MOOC n’est vraiment pas adapté à son rythme quotidien. 
Elle appuie néanmoins sur “play”, prête à apprendre et à découvrir un nouveau sujet. Les premières minutes passent et Magalie décroche. Il faut dire que le ton professoral et soporifique du conférencier n’aide pas à la concentration.
Lassée, Magalie passe mécaniquement le doigt sur sa souris. Mais pour quoi faire ? Pendant la vidéo, il n’y a nulle part où cliquer ou s’engager. Elle sait qu’elle devra attendre l’ouverture du forum ou l’ultime quiz dans 4 semaines pour davantage d’interactions.
Le vrai problème, se dit-elle, c’est que c’est bien trop long. Après tout, elle a pris l’habitude de consulter des contenus très courts sur son téléphone pendant ses temps morts et elle a beaucoup de mal à se concentrer sur de longues périodes.
La vidéo se termine. Magalie se rend compte qu’elle n’a pas écouté les dernières minutes du cours et qu’elle ne se souvient déjà plus de la moitié des informations. Une simple voix enregistrée, cela est loin d’être suffisant pour aider à la mémorisation. Peu importe, au moins c’est fait, et elle recommencera lundi prochain. 

Cette expérience de Magalie fait écho aux problèmes majeurs des MOOCs : 

  • Les MOOCs ont un rythme imposé qui n’est pas du tout adapté au quotidien de la plupart des apprenants. 
  • Les MOOCs n’ont fait que plaquer le modèle éducatif traditionnel sur le numérique, sans adapter la pédagogie aux usages actuels.
  • Les MOOCs ne proposent qu’une expérience passive qui n’implique aucune auto-évaluation ou responsabilisation des apprenants. 
  • Les contenus trop longs mènent à une perte de concentration et à un mauvais ancrage mémoriel.
  • Les MOOCs ne font pas usage de la variété de contenus multimédias disponible et, par là, perdent en efficacité. 

Voilà pourquoi la MOOC mania a rapidement fait place à une forte désillusion : les MOOCs ont du mal à optimiser l’expérience des apprenants. Heureusement, de nombreuses innovations pédagogiques répondent aujourd’hui davantage aux attentes des utilisateurs : micro-learning, adaptive learning, mobile learning, learning expedition… Il n’y a plus qu’à faire votre choix et à laisser tomber les MOOCs ! 

Artips a développé un modèle de cours en ligne efficace et adapté aux usages digitaux actuels. Le but de cette pédagogie ? Favoriser l’engagement dans la formation et donner l’envie d’apprendre !