Les histoires se transmettent à travers les cultures et les âges : nous racontons tout, tous, et tout le temps. Pourquoi toute société possède-t-elle son catalogue de contes ? Qu’est-ce qui nous passionne dans les romans ? Comment expliquer notre acharnement à tout mettre en récit ? En bref, pourquoi aimons-nous tant les histoires ? La réponse se trouve… dans notre cerveau ! Et oui, nous avons une prédisposition biologique pour les histoires qui explique notre intérêt pour les “il était une fois”.

 

Une question de vie et de mort 

Les histoires sont vitales

Notre cerveau est conditionné vers un objectif précis : la survie. L’’historien Yuval Noah Harari, dans Sapiens, estime que, si nous nous sommes imposés comme espèce dominante, c’est en partie grâce aux mythes. Avec le récit, les anciens partagent les erreurs du passé et permettent d’anticiper le futur… et ses dangers ! Comment chasser ? Quels animaux éviter ? Qu’est-ce qui fait la survie d’une société ? Depuis l’apparition de l’Homme des cavernes, les histoires ont été littéralement vitales !

 

La suite !

Les histoires surprennent

 

Ce qui caractérise la plupart des histoires, c’est l’inattendu. Après tout, nous nous lassons rapidement des récits entendus des dizaines de fois. Retournements de situation, jeu de rythme, énigmes, cliffhangers… le monde de la narration offre de nombreuses possibilités pour surprendre et étonner. Or notre cerveau est ainsi fait qu’il est extrêmement sensible à l’imprévisible et au changement. Nos neurones sont en fête dès que les modèles traditionnels sont brisés… et c’est là, la beauté des histoires !

 

Passer du rire aux larmes 

Les histoires nous font ressentir

Les histoires nous font ressentir. Peur, joie, doute, frayeur, excitation… elles nous font éprouver une multitude de sentiments. Si nous sommes aussi sensibles à l’engagement émotionnel que provoque les récits, c’est à cause de nos neurotransmetteurs. Ceux-ci génèrent des substances que notre corps adore ou déteste. Racontez l’interaction que vous avez eu avec un client particulièrement irrespectueux et votre taux d’adrénaline montera en flèche. Détaillez votre soirée romantique devant un magnifique coucher de soleil et votre cerveau débordera d’ocytocine. Et ne parlons même pas de la dopamine créée par toute tension narrative. Les histoires, en mobilisant l’ensemble de notre cerveau, ont un pouvoir unique. 

 

À la recherche du temps perdu 

Les histoires fonctionnent selon une temporalité

L’homme possède une capacité spécifique : celle de s’exprimer selon une temporalité. Nous apprenons dès le plus jeune âge à conjuguer au passé, au présent et au futur. Pour notre cerveau, il existe une ligne de temps et toute chose se situe dessus. La bonne nouvelle ? C’est la même chose pour les récits ! Les histoires répondent à une logique de linéarité et suivent un fil conducteur. Un événement en cause un autre et la narration est construite autour de cela. Le loup prend la place de la Mère-Grand pour manger le Chaperon Rouge. Jean Valjean sauve Marius qui épouse Cosette. C’est ce lien de cause à effet qui fait écho à notre façon de penser et génère du sens. Si nous aimons autant les histoires, c’est parce qu’elles fonctionnent comme nous ! 

 

Vers l’infini et l’au-delà

Les histoires nous permettent de voir plus loin

 

Tout aussi impressionnant que soit notre cerveau, il a quand même des limites. Nous possédons des cadres de pensée traditionnels qui nous empêchent de comprendre tout le réel. Or les histoires permettent de s’affranchir des contraintes du rationnel. Ce sont par des mythes que les hommes ont d’abord expliqué la création du monde et les phénomènes naturels.  Et ce n’est pas pour rien qu’Einstein a imaginé sa théorie de la relativité à partir de l’histoire d’un garçon courant aussi vite que la lumière. Les récits permettent de voir plus grand et plus loin. 

 

Miroir, mon beau miroir

Les histoires sont des simulations

Vous êtes vous déjà mis à bailler en lisant qu’un personnage faisait de même ? C’est l’effet mimétique des neurones-miroirs : sans en avoir eu la réelle expérience, notre cerveau vit les événements par procuration. Imaginez l’odeur des lasagnes qui cuisent dans le four et la zone mentale des odeurs sera stimulée. Racontez votre première compétition de natation et vous renforcez les voies de votre cerveau moteur. Les histoires sont alors de véritables simulations de la réalité ! 

 

 


Artips capitalise sur cette histoire d’amour entre cerveau et histoires et aide les entreprises à raconter leur histoire.