Vous avez sûrement déjà lu, dans un de vos cours de littérature ou dans un tweet particulièrement virulent, l’étymologie du mot « travail ». Il serait prétendument issu du latin « tripaliare » signifiant tourmenter ou torturer. En un mot, le travail serait une souffrance – et, pour beaucoup, cette souffrance est une réalité. En effet, 24% des salariés français sont en situation d’hyper stress, ce qui multiplie les risques de burn-out.

Les risques de quoi ?

Le burn-out est un mal-être professionnel profond

On appelle burn-out le syndrome responsable d’un mal-être professionnel profond et chronique. Le mot burn-out se traduit littéralement par « se consumer », « s’épuiser ». Concrètement, cela s’exprime par un épuisement émotionnel, un malaise psychologique et un sentiment de non-accomplissement personnel. En vérité, la notion de burn-out est encore assez floue et peu reconnue alors même qu’une telle situation peut provoquer une très grande souffrance. 

 

Qu’est-ce qui explique ce triste tableau ?

Le burn-out : le travail devient pathogène

Pour le psychiatre Patrick Légeron, c’est avant tout l’absence prise en compte de l’humain qui génère le burn-out.  Travailler onze heures par jours. Avoir une liste insurmontable de choses à faire dans des délais impossibles à tenir. Subir des remarques désobligeantes de ses supérieurs. Ne pas trouver de sens à ses tâches quotidiennes. Autant de maux qui s’accumulent et qui donnent naissance à un mal-être général. Le travail devient alors pathogène.

 

Alors que faut-il faire ?

La priorité est de soigner le travail plutôt que de chercher à soigner les individus, selon le psychologue Yves Clot. Autrement dit, il s’agit d’appliquer littéralement l’expression « prévenir plutôt que guérir ». Les entreprises ont-elles un rôle à jouer dans cette démarche de prévention ? Sans aucun doute ! Le problème est qu’elles ne sont pas toujours emballées à l’idée de mettre en place de telles mesures. Pour elles, il est préférable de projeter une image forte et positive de leurs équipes. Mais rester inactif de peur de réveiller le chat qui dort est le meilleur moyen de se retrouver face au grand méchant loup.

 

Quelles réponses apporter ?

Pour lutter contre le burn-out, il s’agit avant tout de remettre l’humain au centre. Les collaborateurs attendent reconnaissance et respect – et ce, bien au-delà de la simple sphère du travail. Les actions factices ne suffisent plus : le bien-être des collaborateurs dépend de la sincérité de l’engagement de l’entreprise. Il faut donc pouvoir offrir plus qu’une transformation esthétique des bureaux ou une plus longue pause dej’. L’idée est de mettre en avant l’importance des collaborateurs et de leur ouvrir une fenêtre vers un environnement plus accueillant et plus valorisant.

L’entreprise se doit d’être un espace de développement personnel, d’épanouissement et d’apprentissage – et non pas seulement un monde de rationalité économique et de productivité. Autrement dit, il faut chouchouter leur santé, leur esprit et leur engagement !