La culture générale est un véritable atout dans certains postes. Petit tour d’horizon :

 

  • L’ingénieur R&D

On dit souvent que les découvertes scientifiques sont le résultat d’un heureux hasard. Mais ce n’est pas tout à fait juste. Elles ont plutôt pour origine la connexion entre des idées et des données en apparence assez éloignées.

Exemple : la faune et l’industrie automobile. C’est parce que Marius Berliet regardait avec attention les insectes alors qu’il était en vacances dans les Alpes qu’il a pu construire les premiers plans de l’automobile.

En anglais, on appelle ce phénomène : “connect the dots”. Or se cultiver, c’est engranger des données. Et plus on a de données à connecter, plus le potentiel de création est grand !

 

  • Le responsable marketing ou communication

Illustration Artips

Lorsqu’on doit imaginer les produits de demain ou bien une nouvelle campagne de communication, rien n’est plus difficile que de partir d’une page blanche. Heureusement, une solide culture générale nous dote de milliers de références historiques, auditives ou visuelles sur lesquelles capitaliser. Pour être certains que les messages que l’on veut adresser soient impactants, il faut capable de se mettre à la place de l’autre. Encore une fois, la culture générale permet de s’adapter et d’anticiper la réaction du public pour être le plus efficace dans sa communication.

 

  • L’agent immobilier

Illustration Artips

« Les deux chambres de cet appartement donnent sur le jardin où Baudelaire écrivait Les Fleurs du Mal. » Voilà une description qui donne plus envie que ‘“2 pièces, une sdb, cuisine, non ?   

Acheter un bien immobilier est très engageant. C’est un acte rationnel mais pas seulement. Le facteur émotionnel joue également. On préfèrera passer sa vie dans un quartier qui nous fait rêver ou investir dans une région qui nous plait.

Un agent immobilier capable de raconter que dans telle rue a vécu X ou que dans cette région il y a telles spécialités, a un discours commercial plus étayé. 

 

 

  • Le banquier privé ou le courtier

Illustration ArtipsLes grandes fortunes font souvent appel à d’autres pour gérer leur patrimoine. Or, la manière dont le courtier les conseille sur leurs investissements a autant d’importance que les « bons moments » que le client passe en sa compagnie. Le client aimera aborder ses derniers investissements, notamment en art contemporain ou en œnologie. Problème : ces matières ne sont pas enseignées dans les cursus financiers. Un courtier ou un banquier qui aura une culture générale solide pourront avoir une conversation haut de gamme avec son client voire l’orienter vers des domaines nouveaux. C’est un atout indéniable pour ce métier.

 

  • Le vendeur dans le luxe

Illustration artips

Pour créer et maintenir une relation de qualité avec une clientèle fortunée, il est indispensable d’avoir un discours commercial personnalisé.

Dans le secteur du luxe, être capable de parler de la marque, de son ADN ou encore de l’histoire de la Maison permet de montrer l’excellence des produits. Le « faire rêver » est le propre du luxe, ainsi que l’exclusivité.

Un vendeur qui pourra raconter que le parfum Miss Dior a été inventé par Christian Dior en hommage à sa sœur Catherine, seule femme  résistante décorée de la Croix de Guerre, aura une vraie capacité à se démarquer. Et à mieux vendre son produit, qui devient alors iconique et mémorable.

 

  • Le conseiller clientèle

Que ce soit pour poster un courrier, acheter un cadeau ou changer son forfait de téléphone, on a souvent affaire à un conseiller clientèle. C’est en quelque sorte la “vitrine humaine” de la boutique.

La conversation informelle permet toujours de développer une meilleure relation client. Le manque de références ou l’incapacité à s’adapter à des interlocuteurs variés peut créer des moments de malaises avec les clients, qui traîneront des pieds avant de revenir.
Illustration Artips
Petit florilège de situations vécues ou entendues.

(En repas d’affaire)
Oui ma femme aime beaucoup la musique classique, comme vous, elle écoute souvent le CD de Kandinsky
– Elle écoute Kandinsky, le peintre ?
– …

 

(À la Poste)
J’attends un colis qui vient de Lima.
– De qui ?
– …

 

  • Le consultant

Illustration ArtipsUn consultant est généralement envoyé dans un grand groupe pour faire du conseil, sur un sujet très précis. Sa capacité à comprendre rapidement le contexte et les enjeux est fondamentale.

Il ne peut pas être expert sur tous les sujets mais doit garder une faculté d’apprendre et développer sans cesse sa grille de lecture et d’analyse. Le fait d’avoir un bagage culturel important sur des thèmes divers lui permettra de monter rapidement en puissance sur ses missions et de proposer des solutions pertinentes et viables.

 

 

  • Les équipes de transformation digitale

Illustration Artips

Aujourd’hui, toutes les entreprises tentent de tirer partie de la révolution digitale. Elle a chamboulé les secteurs traditionnels et la majorité leurs métiers doivent se réinventer. Comprendre les évolutions de ces dernières années, les enjeux philosophiques ou éthiques liés aux data et au web par exemple sont des atouts indispensables pour une transformation réussie. Savoir ce qu’est l’intelligence artificielle et quel va être son impact sur notre quotidien ne s’improvise pas ! Posséder une solide culture générale et des références permet d’être légitime et d’élaborer le futur de manière ambitieuse mais sereine.

 

 

  • Le CEO ou le PDG

Illustration artipsLe PDG ou le CEO doit sans cesse convaincre et inspirer. Il a face à lui des interlocuteurs très variés mais souvent de haut niveau. Dans ces situations-là, obtenir le respect de ses interlocuteurs est essentiel. Baisser la tête lors d’une discussion car on ne reconnait pas une référence, c’est une opportunité de perdue pour rebondir et convaincre.

Pire, ce genre de poste à responsabilités comporte son lot d’interviews où l’on est questionné sans merci par les journalistes. Et ce n’est pas sa seule image que l’on engage mais celle de tout un groupe (de tous les collaborateurs qui y travaillent mais aussi des capitaux des actionnaires qui y sont engagés).

 

  • Les métiers RH

Illustration Artips

Un responsable RH doit bien comprendre les valeurs et la psychologie de l’entreprise. Ainsi, il peut mesurer l’adéquation entre un candidat et le poste qu’il convoite. S’il ne peut pas connaître parfaitement tous les métiers, il peut néanmoins tester les softs skills ou le niveau de connaissance de l’entreprise du candidat (et donc sa motivation !).

Prenons une responsable RH chez LVMH, elle ne pourra pas connaître exactement l’histoire de toutes les Maisons qui appartiennent au groupe. Cependant, si elle connaît au moins quelques sujets, elle sera en mesure de se rendre compte si le candidat est capable de comprendre l’image de la Maison qu’il veut rejoindre, et même mieux, si cette opportunité l’intéresse réellement.